L'ère Jürgen Klopp à la tête de la Mannschaft a mal débuté. Battue 0-1 par la Grèce, dimanche à la WWK Arena d'Augsbourg, l'Allemagne a connu sa première défaite en onze confrontations officielles face aux Hellènes, à l'occasion de la 2e journée de la Ligue des nations.
Le but décisif est venu de Dimitrios Kourbelis, à la 74e minute. Sur un centre dévié de Christos Tzolis, l'attaquant grec a éliminé Felix Nmecha avant de frapper : sa tentative, déviée par Joshua Kimmich, a trompé le gardien allemand.
Un revers inédit, un classement inquiétant
Avant cette rencontre, l'Allemagne n'avait jamais perdu contre la Grèce en dix confrontations officielles, avec sept victoires et trois nuls. Associé au match nul concédé face aux Pays-Bas lors de la première journée, ce revers laisse la Mannschaft à la troisième place de son groupe, avec un seul point pris en deux matchs. La Grèce, elle, prend la tête avec deux succès à l'extérieur, en Serbie puis en Allemagne.
Selon le site spécialisé Fussballdaten, aucun sélectionneur allemand n'avait jusque-là pris aussi peu de points lors de ses deux premiers matchs : même Sepp Herberger en 1937 et Helmut Schön en 1965, restés sans victoire à leurs débuts, avaient au moins obtenu deux nuls.
« Nous sommes tombés dans le milieu de tableau », juge Schweinsteiger
Consultant pour la chaîne ARD au lendemain de la rencontre, Bastian Schweinsteiger n'a pas mâché ses mots.
« Nous ne sommes plus une équipe de haut niveau. Nous sommes tombés dans le milieu de tableau. Nous n'avons plus de joueurs capables de faire la différence », a estimé l'ancien capitaine de la Mannschaft, cité par Sport1.
L'ancien milieu du Bayern Munich a illustré son propos en citant les Grecs Konstantinos Karetsas, Christos Tzolis et Evangelos Pavlidis comme des joueurs capables de faire basculer une rencontre, un profil qui manquerait selon lui à la sélection allemande. Il a toutefois assuré continuer de faire confiance à Jürgen Klopp pour redresser l'équipe.
Le capitaine Joshua Kimmich a tenu un constat proche après la rencontre : « Nous sommes actuellement loin d'être une équipe de haut niveau », a-t-il reconnu, selon des propos rapportés par Ad-hoc-News.
Klopp assume, la presse s'inquiète
En conférence de presse, Jürgen Klopp a pris la responsabilité du revers sur lui. « Tout est de ma responsabilité », a-t-il reconnu, selon des propos relayés par Footy.de, avant de rappeler que cette défaite faisait partie du processus de reconstruction entamé cet été à la tête de la sélection.
Le tabloïd Bild a été plus sévère, écrivant qu'« aucun sélectionneur n'avait jamais connu un début aussi catastrophique, un véritable faux départ historique », selon des propos relayés par Foot Mercato. Le journal a toutefois rappelé un précédent : Sepp Herberger et Helmut Schön, devenus champions du monde avec l'Allemagne, avaient eux aussi débuté sans victoire.
Klopp et ses joueurs auront l'occasion de réagir dès jeudi, avec la réception de la Serbie à l'Allianz Arena de Munich, pour la 3e journée de cette Ligue des nations.







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