La politique et le football se croisent rarement de façon aussi nette. Emmanuel Macron s'est personnellement invité dans la crise qui agite la FIFA, en prenant directement contact avec Gianni Infantino alors que l'institution traverse une période de vives tensions liées à sa gestion commerciale de la Coupe du monde.
Le président de la République a également fait savoir, sans ambiguïté, que la France apportait son soutien à Aleksander Čeferin, le président de l'UEFA, dans ce bras de fer institutionnel. Ce positionnement place Paris dans le camp de ceux qui résistent à une reconfiguration du pouvoir footballistique mondial jugée trop favorable aux intérêts financiers d'Infantino et de ses alliés. La Fédération anglaise, de son côté, envisage de retirer son soutien à la réélection du dirigeant suisse à la tête de l'instance mondiale.
La démarche de Macron dépasse le geste diplomatique. La France reste une puissance footballistique de premier plan, avec une équipe nationale qui figure parmi les références mondiales et un tissu de clubs formateurs reconnu sur tous les continents. Peser sur la gouvernance du football mondial, c'est aussi défendre un modèle européen fondé sur des compétitions ouvertes et une redistribution des revenus vers les fédérations nationales. Ce mouvement, coordonné avec l'UEFA, marque une escalade claire dans un conflit qui oppose depuis plusieurs mois les instances européennes à la direction de la FIFA.









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