La Fédération suisse de football a annoncé, mercredi 30 septembre, qu'elle ne soutiendrait pas Gianni Infantino lors de la prochaine élection à la présidence de la FIFA. Elle revient ainsi sur l'appui qu'elle lui avait apporté en juin pour un nouveau mandat.
Dans son communiqué, le comité central explique avoir procédé à une « réévaluation globale » des derniers mois. Plusieurs événements, écrit-il, soulèvent des questions fondamentales sur le leadership, la gouvernance, la transparence et les processus de décision au sein de la FIFA.
Balogun et FIFA Forward Enterprise cités
Parmi les motifs avancés figure le cas de l'Américain Folarin Balogun au Mondial 2026 : la fédération s'interroge sur la clarté des règles et l'intégrité de la compétition après la levée de sa sanction disciplinaire. Elle évoque aussi le projet FIFA Forward Enterprise, qui aurait permis à des investisseurs privés de prendre des parts dans une société liée aux grandes compétitions de la FIFA. Ce projet, présenté cet été, a été mis de côté après les critiques.
Un camp qui s'élargit
Le geste pèse d'autant plus que Gianni Infantino est suisse et que la FIFA comme l'UEFA ont leur siège en Suisse. La Fédération française de football avait déjà retiré son soutien le 10 septembre, après la polémique de l'été sur la cession d'une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde. Selon Al Jazeera, la Suède, l'Écosse, l'Italie, la Belgique et l'Angleterre avaient aussi pris leurs distances.
L'élection à la présidence de la FIFA est prévue en mars 2027, au Maroc.








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