

Deux penaltys en trois minutes, des occasions sauvées par les gardiens et une séance irrespirable : Liverpool a éliminé Chelsea (1-1, 6-5 aux tirs au but) à Anfield, au terme d'un huitième de finale de Coupe de la Ligue longtemps fermé avant de s'emballer. Avec sept changements dans son onze, Andoni Iraola a trouvé dans ses remplaçants les ressources pour rivaliser avec des Blues plus entreprenants par séquences, mais incapables de faire basculer la rencontre.
Un duel de structures, peu d'espaces à exploiter
Liverpool évolue dans une organisation proche du 4-2-3-1, avec Nyoni et McConnell au milieu, Gravenberch plus avancé et Koumas en pointe. Chelsea répond par un 4-3-3 articulé autour de Caicedo, Lavia et Henderson, avec Rogers et Neto sur les ailes de Welbeck.
Les deux équipes cherchent à contrôler le cœur du jeu, sans véritablement parvenir à désorganiser le bloc adverse. Liverpool peine à trouver des décalages entre les lignes, tandis que Chelsea manque de précision dans ses dernières transmissions. Les situations dangereuses sont rares : aucune frappe cadrée avant les deux penaltys.
Les statistiques racontent cet équilibre : 52 % de possession pour Liverpool, 10 tirs contre 11, quatre cadrés chacun. Les Reds affichent 2,19 xG contre 1,88 pour Chelsea, mais les deux penaltys pèsent dans ces valeurs. La différence se joue davantage dans la qualité des occasions que dans une domination collective clairement établie.
« Les organisations ont verrouillé le premier acte, les espaces ont animé le second. Mais ni les accélérations de Chelsea ni les changements de Liverpool n'ont suffi à éviter les tirs au but. »
Trois minutes de désordre après quarante minutes de prudence
Le verrou saute sur deux erreurs défensives. À la 40e minute, Gravenberch intervient en retard sur Caicedo dans la surface. Morgan Rogers transforme le penalty (0-1).
À peine trois minutes plus tard, Wesley Fofana touche le ballon de la main sur un corner de Liverpool. Cody Gakpo égalise (1-1). Deux fautes évitables viennent bouleverser un match jusque-là verrouillé.
Rogers accélère, Iraola réveille son attaque
Au retour des vestiaires, Chelsea trouve davantage de profondeur. Rogers attaque les espaces, sollicite Mamardashvili puis menace sur une transition que Gomez interrompt dans la surface. Les Blues deviennent plus dangereux lorsqu'ils parviennent à sortir rapidement du milieu.
Iraola réagit à la 59e minute. Barcola et Wirtz remplacent Koumas et McConnell. Liverpool gagne en percussion et en créativité. Le Français oblige Penders à une parade après une tentative déviée, tandis que Wirtz apporte davantage de mouvement autour de la surface.
Les Reds se procurent aussi une grosse occasion sur une tête rapprochée d'Araújo, repoussée par Penders. En fin de match, Chelsea doit encore s'en remettre aux interventions de Colwill et Acheampong pour empêcher Liverpool de conclure à bout portant.
Chelsea répond, les gardiens prolongent le suspense
Alonso renouvelle son équipe à la 68e minute avec Emegha, Palestra et Barco. Les Blues conservent leur organisation, mais retrouvent des jambes pour exploiter les espaces. Sur une action construite avec Neto et Rogers, Palestra oblige Mamardashvili à une intervention décisive à la 78e minute.
Les deux gardiens terminent avec trois arrêts chacun. Le match, longtemps pauvre offensivement, aurait désormais pu basculer des deux côtés.
Seize tirs au but, Gomez libère Anfield
La séance devient un concours de nerfs. Barco trouve le poteau, mais Tsimikas manque la balle de qualification. Penders arrête ensuite Gravenberch, avant que Mamardashvili ne repousse la tentative d'Emegha.
Les quatre remplaçants tireurs de Liverpool — Mac Allister, Isak, Wirtz et Barcola — réussissent leur tentative. Gomez inscrit le sixième penalty des Reds d'une frappe en lucarne. Fofana envoie le dernier au-dessus.
Liverpool rejoint les quarts de finale, sans avoir véritablement dominé Chelsea. Iraola retiendra la capacité de son groupe remanié à tenir sous pression. Alonso pourra s'appuyer sur une prestation compétitive, mais Chelsea quitte encore une compétition sur des détails.
Les voix
Iraola reconnaît la part d'incertitude d'une séance, tout en saluant les efforts de ses joueurs.
« Nous avons eu la chance de terminer du bon côté de la séance de tirs au but. »
Alonso préfère retenir les progrès de son équipe.
« Nous avons joué avec courage. Le match était très serré, il aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre. »
La suite
Liverpool recevra Bournemouth en quarts de finale, des retrouvailles particulières pour Iraola face à son ancien club. Avant cela, les Reds accueilleront Arsenal en Premier League, tandis que Chelsea tentera de rebondir contre Manchester United le 31 octobre.









Le débat
Iraola a-t-il eu raison de lancer Wirtz et Barcola dès la 59e minute ?
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