Fenway Sports Group a cédé environ 38 à 40% du capital de Liverpool à 1892 Holdings, un consortium mené par Amit Bhatia et incluant Eduardo Saverin. L'opération est adossée au fonds K5 Sports, lié à Jeff Bezos, fondateur d'Amazon.
Bezos ne siégera pas au conseil d'administration du club. Bryan Baum, associé de Bezos et fondateur de K5 Sports, ainsi qu'Elaine Saverin, épouse d'Eduardo Saverin, y prendront en revanche place. Amit Bhatia occupera le poste de vice-président.
L'accord comprend une option permettant à 1892 Holdings de devenir actionnaire majoritaire dans les douze mois, sans obligation de l'exercer.
La carte Bezos, présente sans siéger
Le nom qui fait le titre de l'opération n'apparaîtra pourtant pas dans les instances du club. C'est le schéma classique des montages financiers américains : le capital et l'influence circulent par des véhicules d'investissement, ici K5 Sports, sans que le visage le plus connu ne s'expose directement à la gouvernance sportive.
Selon BBC Sport, l'opération valoriserait Liverpool entre 5 et 6 milliards de livres sterling, contre 300 millions lors du rachat par FSG en 2010. L'écart mesure seize ans de développement commercial et sportif, mais reste une estimation rapportée par ce média, non un chiffre officiel confirmé par les parties.
L'expert en finance du football Kieran Maguire, cité par BBC Sport, estime que FSG générerait plus d'un milliard de livres sterling grâce à cette cession tout en conservant le contrôle du club. Le montage lui permettrait donc d'encaisser une partie significative de la plus-value sans renoncer aux décisions.
Ce que veulent savoir les supporters
Jay McKenna, président du syndicat de supporters Spirit of Shankly, a indiqué vouloir obtenir de FSG et des nouveaux investisseurs des clarifications sur le caractère garanti ou non de ce changement de propriétaire. Sa question porte précisément sur l'option de prise de contrôle : s'agit-il d'un droit acquis par 1892 Holdings, ou d'une simple possibilité que rien n'oblige à activer.
Selon BBC Sport, la motivation de l'opération irait au-delà d'un placement financier : elle viserait à aider Liverpool à étendre sa présence dans les affaires, la technologie et l'investissement à l'échelle mondiale, notamment en Inde et en Asie.
L'option à douze mois fixe le prochain rendez-vous. D'ici là, Liverpool reste sous le contrôle de FSG, avec un nouvel actionnaire minoritaire dont le poids pourrait devenir majoritaire dès l'été prochain.









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