

Porto a attendu quatre journées pour décrocher sa première victoire en Ligue des champions, mais n'a pas fait les choses à moitié. Mercredi, les Portugais ont dominé Naples (4-1) au Dragão, après une première période terminée à égalité. Derrière l'efficacité de Gabri Veiga et deux buts sur corner, le match raconte surtout la montée en puissance du pressing de Francesco Farioli face à une équipe italienne progressivement privée de solutions.
Naples résiste, mais Porto trouve les espaces
Farioli a rapidement donné le ton. Porto défend haut, Kiwior n'hésite pas à sortir sur De Bruyne et Alberto Costa multiplie les montées sur la droite, où Antonio Vergara, utilisé comme piston gauche, peine à contenir les offensives portugaises. Après un but refusé à Pepê, les Dragons ouvrent le score à la 11e minute. Sur un corner de Gabri Veiga, Jan Bednarek surgit sans être suffisamment gêné par la défense napolitaine.
Naples trouve pourtant une réponse avant la pause. Les déplacements de De Bruyne entre les lignes et les décrochages de Højlund permettent aux Italiens de sortir de la pression. À la 43e minute, Diogo Costa repousse successivement les tentatives de Politano et Højlund, avant de céder sur la reprise de McTominay. L'égalisation récompense une meilleure fin de première période, sans effacer les difficultés sur les côtés.
Le pressing portugais finit par faire céder Naples
Au retour des vestiaires, Porto reprend l'initiative et les sorties de balle napolitaines deviennent plus laborieuses. Rosario sollicite Meret, Bednarek trouve le haut de la transversale sur un nouveau corner, puis Gabri Veiga frappe à son tour sur la barre. Naples recule, subit les courses portugaises et parvient de moins en moins à conserver le ballon suffisamment haut pour soulager sa défense.
Farioli accompagne cette domination par ses changements. Samu remplace André Silva à la 56e minute, puis Santiago Giménez et Zaidu Sanusi entrent à la 67e. Quatre minutes plus tard, Giménez lance Gabri Veiga dans la profondeur. Le milieu espagnol échappe à la défense et glisse le ballon entre les jambes de Meret.
Le deuxième but agit comme une rupture. Naples, déjà en difficulté pour ressortir, doit désormais courir après le score sans disposer des ressources nécessaires pour inverser la tendance. À la 80e minute, Hwang In-Beom trouve Kiwior sur corner. Le défenseur polonais marque de la tête, une nouvelle fois sans opposition suffisante.
« Porto a progressivement étouffé Naples par son pressing et son intensité. Les changements de Farioli ont accentué la pression sur une équipe italienne qui ne parvenait plus à ressortir le ballon. »
Deux bancs, deux réalités
La différence entre les entraîneurs ne tient pas seulement au moment des changements. Farioli dispose de joueurs capables d'entretenir l'intensité et d'attaquer les espaces. Allegri, lui, doit composer avec une infirmerie chargée et un banc comprenant deux jeunes joueurs de 2008. Ses premières modifications interviennent à la 78e minute, alors que Porto vient déjà de reprendre l'avantage.
Le dernier but résume cette fin de rencontre : Giménez sert Samu dans la surface, Rafa Marín commet la faute et reçoit un carton rouge. L'attaquant espagnol transforme lui-même le penalty pour porter le score à 4-1.
Malade avant la rencontre selon Farioli, Gabri Veiga aura été décisif : passeur sur l'ouverture du score, dangereux à plusieurs reprises et buteur du 2-1. Mais c'est bien le collectif portugais, capable de presser, de répéter les courses et de maintenir son intensité, qui a fini par faire la différence.
Les voix
Francesco Farioli a insisté sur la réaction de son équipe et sur la contribution de ses remplaçants, tout en reconnaissant la difficulté posée par l'organisation napolitaine.
« Les changements ont changé la perspective du match. Ceux qui sont entrés nous ont apporté quelque chose en plus. »
Massimiliano Allegri a préféré défendre l'engagement de ses joueurs malgré une nouvelle défaite.
« Nous avons réalisé un match correct, physiquement et techniquement. Mais à partir de la 70e minute, je n'avais pas beaucoup de solutions sur le banc et notre niveau a baissé. »
Avec trois points, Porto relance sa campagne européenne après trois défaites initiales. Naples, battu pour la troisième fois en quatre journées, reste 27e et hors des places qualificatives. Pour Allegri, l'urgence est désormais double : récupérer ses joueurs absents et retrouver une équipe capable de tenir l'intensité au-delà de la première heure.









Commentaires
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Allegri aurait-il pu changer plus tôt avec le groupe dont il disposait ?