Ramon Vega a choisi le 7 octobre 2026 pour se lancer. Dans un entretien-programme, l'ancien international suisse officialise sa candidature médiatique à la présidence de la FIFA, face à Gianni Infantino.
Son discours est celui d'un homme qui dit avoir observé le système de l'intérieur pendant dix ans. « Ces dix dernières années ont été pour moi un véritable apprentissage concernant la dimension politique du sport », déclare-t-il. « Cela m'a montré à quel point le système était fermé. Ils veulent empêcher quiconque d'y entrer, car ils souhaitent rester éternellement au pouvoir. »
Il va plus loin sur le bilan de son adversaire : « La période récente est clairement le pire chapitre de tous », affirme-t-il, en plaçant l'honnêteté, la transparence et l'intégrité du football au centre de son projet.
La carte Ramon Vega
Vega mise sur son passé international pour convaincre la Suisse de le soutenir. « J'ai été son capitaine. J'ai porté son maillot et j'ai joué pour elle », rappelle-t-il, en réclamant « un peu de respect » et l'appui de sa fédération d'origine.
Le problème, c'est que la Suisse a d'autres priorités. Elle joue la carte de l'unité au sein de l'UEFA et ne peut se permettre une décision qui diviserait la confédération européenne — un contexte qui fragilise d'emblée les attentes de Vega.
Pour que sa candidature soit validée au Congrès de l'UEFA, prévu le 15 octobre à Berlin, Vega devra obtenir le parrainage de quatre autres fédérations, à condition que l'UEFA n'ait pas déjà désigné son propre candidat avant la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 18 novembre 2026 à 23h59.
Pour l'instant, Vega n'incarne pas une opposition organisée. Il garde ses soutiens secrets, et Infantino n'a face à lui aucun adversaire clairement identifié. À l'UEFA, Aleksander Ceferin a de son côté annoncé vouloir se représenter à sa propre succession.








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