Au terme d'un match fou au Roazhon Park, le PSG est revenu de très loin grâce à un coaching payant et un doublé salvateur de Ferran Torres. Si la capacité de réaction parisienne impressionne, ce nul 2-2 rappelle une vérité tenace : Rennes reste un adversaire particulièrement pénible pour le champion de France.
Rennes frappe fort en première période
Il y a des déplacements qui ressemblent à de vrais pièges. Face à un PSG ronronnant et stérile dans sa possession, Rennes n'a pas cherché à seulement défendre. Les Bretons ont imposé un pressing agressif, coupé les passes au milieu et se sont projetés rapidement à la récupération.
Résultat : une punition en deux temps. D'abord par Szymański, opportuniste pour sanctionner un mauvais placement parisien, puis par Lepaul sur une transition parfaitement menée. À 2-0, Rennes avait fait tout ce qu'il fallait. Et derrière, Brice Samba a encore sorti quelques miracles pour maintenir son équipe devant.
Luis Enrique renverse le match à la pause
Face au manque d'impact de son équipe, Luis Enrique tranche à la mi-temps : Dembélé et Kvaratskhelia sortent, Ferran Torres et Fabián Ruiz entrent.
Le changement de décor est immédiat. Avec Ferran, plus mobile et capable d'attaquer l'axe, Paris trouve davantage de profondeur. Et surtout, la connexion espagnole fonctionne à merveille.
- Premier but : Ruiz trouve Ferran dans la surface.
- Deuxième but : même duo, même efficacité.
Deux passes décisives pour Fabián, deux buts pour Ferran, qui signe des débuts en Ligue 1 fracassants et repart logiquement avec le titre d'homme du match.
Les places vont coûter cher
L'arrivée de Ferran ajoute un profil supplémentaire à une attaque déjà riche. Dembélé, Kvaratskhelia, Doué, Godts, Ferran : les possibilités sont nombreuses et surtout très différentes.
Mika Godts, justement, a montré des choses intéressantes pour sa première sortie. Technique, propre dans les petits espaces, capable de combiner rapidement, le Belge possède un registre différent. Il souffrira forcément de la comparaison avec Bradley Barcola, notamment sur l'explosivité et la capacité à éliminer en un contre un. Mais il faudra le juger sur la durée.
Même constat au milieu. Fabián Ruiz vient de rappeler qu'il peut être beaucoup plus qu'une solution de rotation. Son entente avec Ferran et son influence immédiate changent forcément la réflexion d'Enrique.
Paris repart avec un nul qui aurait pu être une défaite. Rennes peut regretter de ne pas avoir conservé son avantage, tandis que Pacho a notamment dû sauver les siens sur sa ligne en fin de match.
Ferran Torres marque deux fois pour ses débuts, Fabián Ruiz délivre deux passes décisives, Godts montre qu'il peut apporter un autre registre, et les solutions se multiplient autour de Doué, Dembélé et Kvaratskhelia.
Luis Enrique dispose désormais de davantage de profils, davantage d'associations, et sûrement de gros casse-têtes en perspective.










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