Arsenal 2-0 Everton : les centraux font la différence

ANALYSE

Arsenal 2-0 Everton : les centraux font la différence

Fondateur & Rédacteur en chef · 25 octobre 2026

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FOOTREPORTERL'analyse du match
Premier League
Arsenal
Arsenal
TERMINÉ
2 – 0
24 OCT. 2026
Everton
Everton
7' Ezri Konsa68' Gabriel

Vingt tirs, douze corners et un bloc à forcer avec patience : Arsenal s’est imposé 2-0 face à Everton à l’Emirates Stadium, sous la pluie, et revient à hauteur de Manchester City avec 21 points. Le match s’est joué dans la surface d’Everton, sur un corner d’abord, sur un centre au second poteau ensuite, et ce sont les deux défenseurs centraux, Ezri Konsa et Gabriel, qui ont fait la différence.

Le match en chiffres
58 %
Possession
20
Tirs Arsenal
12
Corners Arsenal
ArsenalEverton
58 %Possession42 %
20Tirs8
4Tirs cadrés3
1,82Expected goals (xG)0,47
12Corners3
10Tirs contrés3

Le rapport de 20 tirs à 8 raconte la domination, celui de 1,82 à 0,47 sa solidité : sans l’efficacité sur phases arrêtées, Arsenal aurait buté plus longtemps sur le bloc.

Douze corners contre trois : le siège passe par les centraux

Arsenal alignait un 4-2-3-1 sans Bukayo Saka : Declan Rice et Mikel Merino en double pivot, Noni Madueke, Martin Ødegaard et Eberechi Eze derrière Viktor Gyökeres. Everton répondait dans le même système, avec Thierno Barry seul en pointe. Dès la 7e minute, le ballon arrêté londonien produit son effet : sur un corner d’Ødegaard, Gabriel prolonge au premier poteau, le ballon heurte la barre transversale, et Konsa, le plus prompt sur la retombée, le pousse au fond. Gyökeres, présent dans la zone, est crédité de la passe décisive.

07'
Ezri Konsa1–0
Corner d’Ødegaard • Passe décisive : Viktor Gyökeres

Le mécanisme joue sur deux temps : une prolongation au premier poteau, puis un rebond que personne ne dégage à temps. Les chiffres montrent que ce n’est pas un accident : Arsenal obtient douze corners contre trois à Everton, et les phases arrêtées pèsent près de 0,8 xG sur un total de 1,82. C’était le premier but sur coup de pied arrêté de la saison hors penalty, après une longue série de matchs sans en inscrire un seul.

Le second but montre l’autre versant du même ascendant aérien. À la 68e minute, Ben White, lancé dans son couloir droit, centre au second poteau et Gabriel, monté dans la surface, place sa tête. Son premier but de la saison arrive pour son 200e match de Premier League, et treize minutes après un choc au genou droit qui l’avait laissé au sol vers la 55e.

68'
Gabriel2–0
Centre de Ben White • Tête au second poteau

Derrière, la défense à quatre a verrouillé le reste : Konsa gagne 5 duels sur 6, White 5 sur 5, Myles Lewis-Skelly 5 sur 6 avec 3 tacles, soit 19 duels remportés sur 25 par les quatre titulaires de la ligne. Everton, qui comptait sur Barry (11 duels gagnés sur 18, mais 13 passes seulement) comme point d’appui pour remonter le terrain, n’a trouvé que de rares ouvertures.

Un bloc qui contraint Arsenal à tirer au travers

Face au bloc d’Everton, les deux leviers d’Arsenal

Arsenal a eu le ballon (58 %, 440 passes réussies sur 507) mais la qualité n’a pas suivi : 1,82 xG pour 20 tirs, soit 0,09 par frappe. Dix tirs ont été contrés et huit sont partis de l’extérieur de la surface, preuve qu’Everton, resté compact devant Jordan Pickford, gardait sa surface fermée. Au milieu, Harrison Armstrong (8 duels gagnés sur 10, 5 tacles) et Tyrique George (3 tacles) ont tenu le premier rideau.

↗ Levier 1 · les coups de pied arrêtés
12 corners contre 3 et près de 0,8 xG sur 1,82 : le 1-0 naît d’un corner d’Ødegaard.
⇢ Levier 2 · le second poteau
Le centre de Ben White trouve Gabriel, monté dans la surface, pour le 2-0.

Les ailiers d’Arsenal n’ont pas trouvé la faille. Madueke tente 7 dribbles pour 2 réussis, perd 12 de ses 15 duels et ne cadre aucun de ses 3 tirs. Merino tire 5 fois sans cadrer. Ødegaard (88 passes réussies sur 98) a beaucoup distribué mais ne cadre qu’un de ses 5 tirs.

Everton, de son côté, n’a eu que 8 tirs (3 cadrés, 0,47 xG) et ses deux vraies situations de la première période sont un un-contre-un de Barry, stoppé par David Raya alors que le score était de 1-0, puis une tentative née d’une mauvaise remise de la tête de White vers son gardien, que Raya a également repoussée. Mené dès la 7e minute, Everton a dû courir après le score.

✦ LA PHRASE CLÉ
« Ce sont les deux défenseurs centraux, Konsa et Gabriel, qui ont fait la différence. »
Synthèse de la rédaction FootReporter — pas une citation.

Arteta ferme la partie par le milieu

Lewis-Skelly, averti à la 58e minute, cède sa place à Riccardo Calafiori à la 68e, dans le triple changement qui voit aussi Bruno Guimarães entrer pour Merino et Kai Havertz pour Gyökeres. Les chiffres disent ce qui change : Gyökeres sort sans tir et sans duel gagné (0 sur 6), mais avec 3 passes clés et une passe décisive, un rôle de fixateur devant les centraux d’Everton. Guimarães joue 27 passes en 22 minutes quand Merino en avait 24 en 68 minutes : le jeu se pose, la circulation ralentit.

À la 80e, Martín Zubimendi remplace Rice et Max Dowman prend la place d’Eze. Rice repart avec 4 passes clés, le meilleur total de son équipe, et Zubimendi ne rate aucune de ses 16 passes. Arsenal gère alors l’avance par la possession plutôt que par la profondeur. Everton répond par Tyler Dibling (72e), Hayden Hackney (74e, pour Vitaliy Mykolenko) puis Charly Alcaraz (86e), mais ne produit que deux tentatives notables : une tête de Kiernan Dewsbury-Hall à côté (82e) et une frappe lointaine de Hackney détournée par Raya (88e).

Le match s’est durci sans jamais déraper : Everton commet 13 fautes et reçoit 3 avertissements (Mykolenko, James Garner, James Tarkowski) contre 11 fautes et 1 avertissement pour Arsenal, et les deux entraîneurs ont aussi été avertis.

Gabriel, l’arme aérienne qui défend aussi

Aligné dans l’axe gauche de la défense, Gabriel a été le joueur le mieux noté du match. Son but est une arme offensive, mais son match reste d’abord celui d’un défenseur qui tient sa surface :

  • 🎯 1 but, 2 tirs pour 2 cadrés
  • 🛡️ 2 tacles et 2 interceptions
  • ⚡ 4 duels gagnés sur 8, malgré un choc au genou vers la 55e minute

Les voix

Mikel Arteta
Entraîneur d’Arsenal

Mikel Arteta a mis en avant l’état d’esprit après une semaine chargée :

« C’est une grande victoire pour nous. La semaine a été difficile, avec le nombre de minutes jouées. »
David Moyes
Entraîneur d’Everton

David Moyes a pointé l’effet du but précoce :

« On a concédé un but très tôt, ce qui nous a obligés à courir après le score. »

🏆 Au classement

Arsenal compte 21 points en 8 journées (7 victoires, 1 défaite, différence de buts +8) et occupe la 2e place, à égalité de points avec le leader Manchester City, qui garde l’avantage à la différence de buts (+11). Everton est 9e avec 10 points (2 victoires, 4 nuls, 2 défaites) et enchaîne une deuxième défaite de rang. Arsenal se déplace à Fleetwood Town en Coupe de la Ligue le 27 octobre avant de se rendre à Liverpool le 1er novembre. Everton reçoit Newcastle en Coupe de la Ligue le 29 octobre, puis se déplace à Newcastle en championnat le 2 novembre.

21LE CHIFFRE À RETENIRPoints pour Arsenal après 8 journées, à égalité avec le leader Manchester City.
Statistiques : données du match recueillies par FootReporter. Les séquences de jeu sont des résumés éditoriaux, pas des données de tracking.

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Le débat

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