Premier revers de l'été pour Arsenal. Après avoir largement dominé Gérone lors de leur précédente sortie, les hommes de Mikel Arteta se sont inclinés 3-1 face au Real Betis, mercredi soir à l'Aviva Stadium de Dublin. Une défaite qui, malgré son caractère amical, met en lumière plusieurs fragilités défensives à une dizaine de jours du début de la saison.
La rencontre avait débuté avec une quinzaine de minutes de retard, le bus des Andalous ayant été bloqué dans les embouteillages dublinois. Une fois le coup d'envoi donné, le Betis n'a guère tardé à prendre les commandes.
Le Betis frappe fort et tôt
Dès la 9e minute, Rodrigo Riquelme profitait d'un corner mal défendu pour ouvrir le score et surprendre une arrière-garde londonienne encore en rodage. Les Espagnols poursuivaient sur leur lancée et, à la 26e minute, Nelson Deossa doublait la mise d'une superbe frappe lointaine qui laissait Kepa Arrizabalaga sans réaction. Score : 2-0 après moins d'une demi-heure de jeu.
Arsenal trouvait cependant les ressources pour revenir dans la partie. Sur un corner parfaitement frappé par Christos Tzolis, Piero Hincapié s'élevait plus haut que tout le monde pour réduire l'écart de la tête à la 32e minute. L'espoir était de courte durée : juste avant la pause, une perte de balle de Kai Havertz permettait à Pablo Fornals de conclure avec sang-froid et de redonner deux longueurs d'avance au Betis (44e).
Arteta fait tourner, Arsenal ne réagit pas
Comme souvent en préparation, Mikel Arteta a largement fait appel à ses remplaçants en seconde période. Plusieurs jeunes ont fait leur apparition, tandis que Gabriel Magalhães et Gabriel Martinelli retrouvaient progressivement du temps de jeu après leur retour à l'entraînement.
Malgré une possession plus marquée, les Gunners n'ont jamais réellement inquiété une équipe andalouse parfaitement organisée. Le Betis a géré son avantage avec sérénité jusqu'au coup de sifflet final. La soirée a par ailleurs été assombrie par la sortie sur blessure du jeune Louie Copley, touché au genou quelques minutes seulement après son entrée en jeu.
Des enseignements à ne pas négliger
Ce revers ne remet évidemment pas en cause les ambitions d'Arsenal, mais il rappelle que les automatismes défensifs sont encore à consolider. Les Gunners ont payé cher leurs erreurs sur coups de pied arrêtés et leurs pertes de balle dans leur propre camp, quand le Betis affichait, lui, une efficacité clinique.
Pour Manuel Pellegrini, cette victoire de prestige confirme la bonne dynamique d'une équipe en pleine confiance avant la reprise de la Liga. Arsenal, de son côté, devra corriger ces imperfections rapidement : si le résultat d'un match amical reste secondaire, les enseignements qu'il livre comptent, eux, déjà beaucoup.










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