Ferran Torres, du onze de départ à la gloire éternelle

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Ferran Torres, du onze de départ à la gloire éternelle

FootReporter21 juillet 2026

Lorsque l'Espagne a entamé sa Coupe du monde, le 15 juin face au Cap-Vert, le nom de Ferran Torres figurait bel et bien dans le onze de départ de Luis de la Fuente. Mais dans un tournoi majeur, le destin d'un joueur ne s'écrit pas toujours en ligne droite. Au fil des rencontres et des ajustements tactiques, l'attaquant a progressivement accepté un rôle d'impacteur en sortie de banc. Dimanche soir, c'est en tant que supersub qu'il est entré dans l'histoire en inscrivant le but du titre mondial face à l'Argentine en prolongation.

L'abnégation au service du collectif

La montée en puissance du duo Lamine Yamal – Nico Williams a progressivement repositionné le Valencien dans la hiérarchie offensive. Il n'en a jamais laissé paraître le moindre état d'âme. Entré en jeu lors de chaque rencontre à élimination directe — contre l'Autriche, le Portugal, la Belgique, puis la France —, il a apporté fraîcheur, discipline tactique et sens du placement à chaque apparition.

Une attitude exemplaire saluée par son sélectionneur, qui savait pouvoir compter sur un joueur capable de faire basculer une rencontre à n'importe quel moment, quel que soit son temps de jeu.

La délivrance à la 106e minute

Entré à la 61e minute à la place de Mikel Oyarzabal lors d'une finale intense et fermée, Torres a usé la défense argentine par la répétition de ses courses. C'est à la 106e minute, au cœur de la prolongation, que son flair a fait la différence : profitant d'un espace dans le dos de la charnière adverse, il a ajusté le portier argentin avec un sang-froid remarquable.

Ce but, célébré par toute une nation, vient récompenser à la fois le coaching de Luis de la Fuente et la patience d'un attaquant qui a su attendre son heure.

L'empreinte d'un champion

Ce deuxième sacre mondial est avant tout la victoire de la régularité et de la maîtrise collective espagnole, portée par des piliers tels que Rodri ou Pedri. Il restera pourtant indissociable du geste parfait de son numéro 11.

En passant du statut de titulaire lors du premier match à celui de joker décisif en finale, Ferran Torres rappelle qu'une Coupe du monde ne se gagne pas seulement à onze, mais à vingt-six. Un parcours d'abnégation qui lui offre aujourd'hui une place éternelle dans le panthéon du football espagnol.

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