Un Stade de France debout pour Zinédine Zidane, un tifo à son nom, et un nul. Vendredi, la France n'a pas battu l'Italie (1-1) pour la première de son sélectionneur à domicile, alors qu'elle a dominé la possession. Michael Olise a ouvert le score (55e), Alessandro Bastoni a égalisé (68e).
Beaucoup de ballon, peu de brèches avant la pause
Les chiffres racontent une soirée à sens unique : 65 % de possession, 18 tirs contre 14, dont 8 cadrés contre 2. Mais la première période n'a pas donné ce que ces chiffres laissent croire. Zidane l'a dit lui-même :
« On a eu la possession en première mi-temps mais c'était stérile, c'est ce qu'on a essayé de rectifier à la mi-temps. »
L'Italie s'est installée en 4-5-1, Roberto Mancini n'avait changé que deux joueurs par rapport à la victoire en Turquie : Moise Kean pour Giacomo Raspadori, blessé, et Riccardo Calafiori au poste de latéral gauche. Et c'est elle qui a eu la première grosse occasion : à la 9e minute, Kean a manqué sa reprise au second poteau, Mike Maignan sauvant les Bleus. À la pause, les deux plus grosses occasions de la partie étaient italiennes, malgré la domination française.
Zidane avait pourtant remanié son attaque. Dembélé jouait en faux neuf entre Olise et Désiré Doué, et Lucas Da Cunha avait été préféré à Manu Koné au milieu, un choix qui confirme la volonté de la France de jouer avec le ballon.
Donnarumma, puis le coup franc d'Olise
Le début de la seconde période a changé le rythme. Les Bleus ont pressé plus haut et Gianluigi Donnarumma a dû s'employer : d'abord devant Doué puis Dembélé (49e), ensuite sur une frappe enroulée d'Olise (51e).
La barrière a finalement cédé sur coup franc. Fagioli avait retenu Cherki à la 54e minute ; à la 55e, Olise a enroulé du pied gauche, hors de portée du gardien italien. Il est désormais décisif lors de ses quatre derniers matchs en équipe de France, avec deux buts et trois passes décisives.
Le ballon perdu qui change tout
Treize minutes plus tard, l'Italie a égalisé sur sa première demi-occasion de la seconde période. Da Cunha a contrôlé un ballon de Rabiot, Bastoni le lui a pris et a battu Maignan seul face à lui. L'erreur est survenue alors que Mancini avait relancé son équipe en faisant entrer Antonio Vergara, pour sa première cape, et Nicolò Barella à la 62e.
Après le match, Zidane a pris la défense de son milieu de terrain :
« Il mérite d'être là avec nous, il mérite d'avoir joué, comme tous les autres. »
À dix, la France a encore failli gagner
Après l'égalisation, la France a continué d'attaquer. Rabiot a vu Donnarumma détourner son tir, puis Eduardo Camavinga, entré à la 76e, a obligé le gardien italien à deux nouveaux arrêts. À la 85e, Dayot Upamecano, déjà averti à la 73e après des mots avec Kean, a retenu l'attaquant italien : second jaune, les Bleus finissent à dix. Maxence Lacroix est entré à la place de Da Cunha. Vergara a ensuite centré pour Barella (88e), qui a tiré trop haut.
Donnarumma a fini avec sept arrêts, d'après nos statistiques, contre un pour Maignan. Maxence Lacroix a résumé la soirée :
« On aurait dû mettre ce deuxième but pour nous faciliter la tâche. »
Et maintenant
La France reste première du groupe avec 7 points (deux victoires, un nul), l'Italie est troisième avec 4. Les Bleus retrouvent la Belgique lundi 5 octobre ; Kevin De Bruyne et Youri Tielemans, avertis contre la Turquie, seront suspendus pour ce match. L'Italie reçoit la Turquie le même jour. Italie-France est programmé le 12 novembre. Les deux premiers du groupe se qualifieront pour les quarts de finale.









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