Inter Milan renverse la Fiorentina 2-1 dans les arrêts de jeu

ANALYSE

Inter Milan renverse la Fiorentina 2-1 dans les arrêts de jeu

Fondateur & Rédacteur en chef · 25 octobre 2026

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Trente-trois tirs, onze cadrés, deux transversales et pourtant une défaite qui se dessinait jusqu'à la 91e minute. À San Siro, l'Inter Milan a renversé la Fiorentina (2-1) dans un final spectaculaire. Longtemps contrariés par David de Gea, les Nerazzurri ont trouvé la faille grâce à Marcus Thuram, avant que Piotr Zieliński ne transforme le penalty de la victoire. Une remontée qui récompense la persévérance de l'Inter, mais révèle surtout comment la pression de ses pistons a fini par désorganiser la défense florentine.

Deux plans de jeu, une domination qui tarde à payer

Dans son 3-5-2, Cristian Chivu installe rapidement son équipe dans le camp adverse. La Fiorentina de Paolo Vanoli oppose un bloc compact, protège l'axe et cherche à exploiter les transitions. Mais ses sorties restent trop rares pour repousser durablement l'Inter.

Avec 33 tirs contre 7 et 26 tentatives dans la surface, la domination milanaise est considérable. Elle ne signifie pourtant pas que chaque attaque soit bien construite : plusieurs frappes sont précipitées, tandis que De Gea multiplie les interventions, notamment devant Pio Esposito et Thuram.

La Fiorentina tient moins par une maîtrise défensive absolue que par sa capacité à survivre aux occasions concédées.

Diouf et Carlos Augusto étirent la défense

Le danger vient principalement de la largeur. À droite, Andy Diouf multiplie les courses et les initiatives face à Valdepeñas. Son activité oblige le latéral florentin à défendre près de sa surface et limite ses possibilités de projection.

À gauche, Carlos Augusto offre une autre solution. Ses deux frappes sur la transversale, après l'ouverture du score adverse, illustrent l'intensification du siège.

La clé tactique : l'Inter ne cherche pas uniquement à multiplier les centres. Elle fait circuler le ballon d'un côté à l'autre pour déplacer le bloc, puis attaque les intervalles avec ses pistons et ses attaquants.

Le déséquilibre devient décisif lorsque les défenseurs florentins, soumis à des efforts répétés, doivent gérer simultanément les courses sur les côtés et la présence de Thuram dans la surface.

Jiménez frappe, la Fiorentina croit tenir l'exploit

À la 65e minute, Nicolò Fagioli trouve Álex Jiménez. L'ancien Milanais déclenche une frappe puissante de l'extérieur de la surface qui trompe Ivan Provedel. Sur l'une de ses rares situations offensives, la Fiorentina prend l'avantage.

Ce but change le score, pas le rapport de force. L'Inter continue d'attaquer, tandis que De Gea et les montants repoussent l'égalisation. La Fiorentina obtient quelques possibilités de contre, mais peine à conserver suffisamment le ballon pour desserrer l'étau.

Chivu augmente la présence offensive

Chivu lance d'abord Ange-Yoan Bonny à la place de Pio Esposito, puis renouvelle son milieu avec Zieliński et Petar Sučić. Federico Dimarco apporte également une solution supplémentaire sur le côté gauche. Enfin, le jeune Mattheo Lavelli entre dans les dernières minutes.

Ces changements ne constituent pas une révolution tactique. Ils permettent surtout de maintenir l'intensité, d'apporter des jambes fraîches et d'augmenter les possibilités de finition autour de Thuram.

Vanoli tente de répondre avec ses propres remplacements, notamment Dodô et Wilfried Gnonto. Mais son équipe ne parvient plus à sortir régulièrement de sa moitié de terrain.

Thuram fait basculer le match en sept minutes

À la 91e minute, Diouf trouve Thuram, qui conclut du gauche et égalise. Le Français récompense une rencontre durant laquelle il a constamment sollicité les défenseurs, avec neuf tirs et quatre cadrés.

Dans le temps additionnel, Valdepeñas accroche Thuram dans la surface. Zieliński transforme le penalty et offre une victoire longtemps improbable au regard du chronomètre, mais cohérente avec la production offensive milanaise.

Les enseignements des entraîneurs

Après la rencontre, Chivu souligne l'engagement de ses joueurs et estime que leur performance méritait d'être saluée, même sans victoire. Vanoli, lui, insiste sur la qualité de la résistance florentine jusqu'aux dernières minutes et regrette les occasions manquées de faire le break.

Deux lectures qui résument le match : l'Inter a créé suffisamment pour gagner, mais la Fiorentina a longtemps rendu cette victoire incertaine.

L'Inter conserve la tête

Avec 22 points, les Nerazzurri restent en tête de Serie A à égalité avec la Lazio. La Fiorentina demeure dans la zone rouge avec quatre points.

Au-delà du résultat, cette rencontre confirme la capacité de réaction de l'Inter. Mais elle rappelle aussi une exigence : dominer ne suffit pas si l'efficacité oblige à attendre le temps additionnel.

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