L'Italie s'impose 3-1 face à la Turquie au Stadio Renato Dall'Ara de Bologne, lundi soir, pour la 4e journée de la Ligue des nations. Un succès sans éclat, construit en seconde période par deux joueurs entrés en cours de match.
Neuf changements, un début hésitant
Roberto Mancini avait modifié neuf joueurs par rapport au match nul de Paris contre la France. Selon beIN Sports et Goal, l'Italie a mis du temps à entrer dans sa rencontre, au milieu comme dans la lecture défensive. Mancini l'a lui-même reconnu après le match : l'équipe a souffert au début, avant de reprendre la main, et ces neuf changements lui ont coûté en fluidité.
La Turquie de Vincenzo Montella, installée en 4-2-3-1, a profité de cette période pour tenir son rang. Gianluca Scamacca a pourtant ouvert le score à la 26e minute, ce qui a calmé les Italiens. L'attaquant a repris au volley un ballon après un centre de Di Lorenzo et un rebond sur Ozan Kabak.
Le but turc, né d'un rebond heureux
Au retour des vestiaires, Mancini lance trois remplaçants en deux minutes : Michael Kayode à la place de Giovanni Di Lorenzo (55e), puis Riccardo Calafiori et Pio Esposito pour Matteo Ruggeri et Scamacca (56e).
La Turquie égalise à la 61e minute. L'action part d'une passe verticale de Yunus Akgün pour la course de Zeki Çelik. Le centre arrive sur Eren Elmalı, dont le ballon dévié profite à Aral Şimşir, qui conclut au second poteau devant un but ouvert.
Calafiori et Pio Esposito font basculer le match
La réponse italienne est immédiate. À la 64e, sur un centre de Nicolò Barella, Calafiori prend le dessus de la tête et redonne l'avantage à l'Italie. Mancini a ensuite salué en lui un leader.
Le troisième but arrive à la 87e minute. Alessandro Romano voit sa frappe contrée et le ballon profite finalement à Pio Esposito, qui conclut. L'attaquant signe ainsi son septième but en sélection et devient le deuxième Italien à atteindre ce total avant 22 ans, après Giuseppe Meazza.
Ce que disent les chiffres
Les statistiques de la rencontre sont plus serrées que le score.
- Possession : 55 % pour la Turquie
- Corners : 9 pour la Turquie contre 3 pour l'Italie
- Passes : environ 554 contre 449
- Tirs cadrés : 6 sur 15 pour l'Italie (dont 12 dans la surface), 5 sur 14 pour la Turquie (dont 6 depuis la surface)
- Arrêts : 4 côté italien, 3 côté turc
Selon beIN Sports, les expected goals donnent un avantage à l'Italie, 1,9 contre 1,31. Une lecture qui va dans le sens du score, sans le rendre aussi large qu'il en a l'air.
Montella : un match à égalité, puni par des détails
Vincenzo Montella a jugé le match équilibré et estimé que son équipe avait été punie par des épisodes. Il a également souligné l'absence de plusieurs joueurs importants dans son groupe, tout en expliquant avoir construit cette équipe avec l'avenir en tête.
Et maintenant
L'Italie compte 7 points après quatre matches (2 victoires, 1 nul, 1 défaite) et occupe la 2e place du groupe, derrière la France. La Turquie reste à 0 point, quatrième, avec quatre défaites et une différence de buts de -11. Ce lundi était aussi la deuxième victoire de l'Italie sur la Turquie en sept jours, après un 4-1 à l'aller.
Le calendrier devient plus lourd : Italie-France le 12 novembre, puis Belgique-Italie le 15. La Turquie recevra la Belgique le 12 novembre, avant d'aller en France le 15.









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