Au Gillette Stadium de Foxborough, ce mardi 23 juin, le Ghana a réalisé l'une de ses prestations défensives les plus abouties depuis des années. Face à une Angleterre qui avait écrasé la Croatie (4-2) à la journée inaugurale, les Black Stars de Carlos Queiroz ont verrouillé chaque couloir, remporté chaque duel et renvoyé les Three Lions dans leurs incertitudes : 0-0, un résultat qui résonne comme une performance.
Le gardien Benjamin Asare a été le symbole de cette résistance collective. Auteur de deux parades déterminantes — dont un arrêt réflexe devant Bukayo Saka en fin de rencontre — il a également vu la barre lui prêter main forte sur une tête de Nico O'Reilly. Dans la foulée, à la 86e minute, Harry Kane se retrouvait seul dans les six mètres devant un but vide après le rebond : sa frappe du gauche s'envola au-dessus, symbolisant à lui seul la frustration anglaise. Le Ghana avait tenu. Thomas Partey, moteur dans l'entrejeu, et Jordan Ayew, précieux pendant 67 minutes, ont incarné cette discipline tactique qui a permis aux Black Stars de limiter l'Angleterre à seulement quatre tirs cadrés en 90 minutes malgré 18 tentatives au total.
Tactiquement, Queiroz a opté pour un bloc bas compact, privant les Anglais de l'espace entre les lignes où Jude Bellingham aime évoluer. En l'absence de pressing haut, les Three Lions ont multiplié les centres sans danger et les combinaisons trop prévisibles sur les côtés. Les entrées de Saka (65e), Morgan Rogers (73e) et Marcus Rashford (83e) ont certes accéléré le rythme, mais le Ghana a su adapter sa défense en reculant encore davantage et en absorbant les assauts. Résultat : l'Angleterre devra patienter jusqu'au 27 juin et son duel face au Panama pour valider officiellement sa qualification. Le Ghana, lui, affronte la Croatie le même soir avec un seul point à prendre pour rejoindre les seizièmes de finale — une perspective qui semblait inimaginable avant le coup d'envoi.










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