Le Paris Saint-Germain n'a toujours pas gagné cette saison. Mais il n'a toujours pas perdu non plus. Après Rennes, Paris a encore dû attendre les dernières secondes pour arracher un point à Lille (2-2), au terme d'un match où sa domination n'a pas toujours été synonyme de danger.
Le PSG prend rapidement le contrôle du ballon et se procure quelques situations. Ferran Torres manque notamment une belle opportunité, tandis qu'Achraf Hakimi trouve le poteau. Mais Lille ne se contente pas de défendre : combatifs, agressifs et bien regroupés, les Dogues ferment les espaces et se montrent dangereux dès qu'ils récupèrent le ballon.
À la 21e minute, Hakon Haraldsson profite d'une remise d'Olivier Giroud pour envoyer une frappe magnifique dans la lucarne de Matvey Safonov. Lille mène 1-0.
Paris pousse après la pause, mais se heurte à un bloc lillois particulièrement dense. Sur chaque tentative parisienne, plusieurs joueurs nordistes viennent fermer les espaces. Le PSG monopolise le ballon, mais manque de tranchant dans les derniers mètres.
Kvaratskhelia, entré en seconde période, ne parvient toujours pas à faire suffisamment de différences. Le Géorgien provoque, tente, mais reste trop peu influent. Ferran Torres, lui aussi, n'a pas réussi à profiter des rares occasions franches qui se sont présentées à lui.
Et Lille finit par frapper une deuxième fois. À la 85e minute, Dilane Bakwa enroule parfaitement son tir et trouve la lucarne parisienne. 2-0. Le PSG semble alors se diriger vers sa première défaite.
Mais Paris refuse encore de céder. À la 90e minute, Vitinha réduit l'écart d'une superbe frappe. Puis, dans le temps additionnel, le Portugais trouve Marquinhos sur un centre parfaitement dosé : le capitaine parisien égalise de la tête.
2-2. Paris arrache encore un nul.
Le PSG n'est pas encore prêt
Ce résultat résume assez bien le début de saison parisien. Le PSG domine, possède le ballon et produit par moments un football intéressant, mais il manque encore de rythme, de précision et d'efficacité dans les zones décisives.
Luis Enrique a d'ailleurs retenu une amélioration par rapport au match de Rennes. Mais le constat reste le même : Paris est encore en rodage. Les automatismes ne sont pas totalement installés et plusieurs joueurs cherchent leur meilleur niveau.
Lille, de son côté, peut nourrir de gros regrets. Davide Ancelotti a reconnu la frustration du scénario tout en se disant fier de la prestation de ses joueurs. Pour le technicien lillois, ce genre de rencontre doit surtout servir d'apprentissage : face à des équipes de ce niveau, il faut encore « quelque chose de plus » pour aller au bout.
Et c'est peut-être aussi ce qui manque actuellement au PSG : la capacité à transformer sa domination en maîtrise totale du match.
Mais Paris possède déjà une force importante : il refuse de perdre. Deux fois mené 2-0 en deux journées, deux fois revenu dans les dernières minutes. Vitinha et Marquinhos ont encore sauvé les Parisiens. Reste maintenant à transformer cette force de caractère en victoires.
Dans les tribunes, Carlo Ancelotti regardait son fils Davide diriger Lille face au PSG. Il aura longtemps cru assister à la victoire de son fils avant de voir Paris lui arracher le nul dans les dernières secondes.
Un scénario cruel pour Lille, mais finalement très parisien.










Commentaires