Manchester City – AEK : Lewis alimente le triplé de Foden

ANALYSE

Manchester City – AEK : Lewis alimente le triplé de Foden

Fondateur & Rédacteur en chef · 21 octobre 2026

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Soixante-quatre pour cent de possession, 17 tirs dont 13 dans la surface, 2,92 xG contre 0,77 : à l'Etihad, Manchester City a battu l'AEK Athènes 5-1 lors de la 3e journée de la phase de ligue de la Ligue des champions, sans que le visiteur se montre réellement dangereux. Avec Erling Haaland sur le banc et un attaquant de 17 ans en pointe, Enzo Maresca a trouvé sa clé ailleurs : un côté droit où Rico Lewis, aligné en défense, évoluait comme un milieu de plus, et où Phil Foden a transformé chaque ballon reçu en triplé.

Une pointe d'appui, une création qui vient de derrière

Maresca a aligné un 4-2-3-1 profondément remanié : Gianluigi Donnarumma dans le but, Lewis, Rúben Dias, Abdukodir Khusanov et Joško Gvardiol derrière, le double pivot Elliot Anderson - Enzo Fernández, puis Allan, Rayan Cherki et Foden derrière Floyd Samba. En face, l'AEK de Marko Nikolić jouait en 4-4-2, avec Luka Jović et Barnabás Varga en tandem.

Samba touche très peu le ballon (deux passes en 62 minutes) et ne gagne que deux duels sur six : la pointe sert de point de fixation, et la création se joue dans son dos. Allan, bien plus avancé que son poste de milieu ne le laisse supposer, dribble cinq fois pour quatre réussites, gagne sept duels sur douze et trouve la barre dès la 23e minute. Cherki, lui, tente huit dribbles et cadre deux de ses cinq frappes. Le premier but en découle : Samba obtient un coup franc aux abords de la surface, la frappe de Fernández heurte la barre et Anderson, arrivé de la deuxième ligne, pousse le ballon au fond (12e, 1-0), son premier but sous le maillot de City.

Le côté droit, zone de vérité de City

C'est là que le match se lit. Lewis termine avec 56 passes réussies sur 57, quatre passes clés et deux passes décisives, et il intervient dans trois des cinq buts. Son rôle hybride, entre ligne défensive et milieu, lui permet d'arriver lancé dans le dernier tiers pendant que Cherki glisse vers l'intérieur.

Le circuit se répète trois fois. À la 34e, Foden conclut une action construite avec Lewis sur ce côté (2-0). À la 65e, Cherki ouvre en diagonale vers Lewis, qui amortit et remet : Foden frappe du premier temps dans la lucarne (4-1). À la 76e, Lewis lance en profondeur le jeune Ryan McAidoo, entré quatorze minutes plus tôt, qui file jusqu'à la ligne de fond et sert Foden à bout portant (5-1). À chaque fois, la défense de l'AEK est prise à revers par une course ou une remise venue de ce couloir. Les chiffres le confirment : City tire treize fois dans la surface, l'AEK trois.

Foden, finisseur d'un circuit réglé

Installé côté droit du trio offensif, Foden n'a pas eu besoin de multiplier les prises de balle : il a surtout été au bout de chaque séquence, jusqu'à la récupération qui lance le 3-1.

  • 🎯 3 buts et 1 passe décisive, soit trois buts sur trois tirs cadrés
  • ⚡ 4 tirs, 3 passes clés
  • 🛡️ 2 tacles et 1 interception

À la pause l'AEK change de visage, City répond par la récupération

Nikolić remplace Răzvan Marin et Barnabás Varga par Aboubakary Koita et Zini au retour des vestiaires. L'effet est immédiat : à la 52e minute, Zini dépasse Khusanov et sert Stavros Pilios, qui frappe du gauche en bas du but (2-1). C'est le premier tir cadré de l'AEK dans la rencontre, et Zini, en 45 minutes, a signé une passe décisive et deux passes clés.

La réponse de City arrive cinq minutes plus tard, et elle ne doit rien à la circulation. Une passe d'Allan est perdue, Foden récupère aussitôt le ballon à l'entrée de la surface et sert Cherki, qui repique devant Kervin Arriaga et conclut en bas du but (3-1). L'AEK n'a jamais le temps de souffler : sur l'ensemble du match, il ne cadre que trois tirs et ses huit tentatives sur onze viennent de l'extérieur de la surface, avec un xG de 0,77.

Maresca gère ensuite la fin sans rien perdre en maîtrise : McAidoo remplace Samba (62e), Vitor Nunes et Rayan Aït-Nouri entrent pour Gvardiol, averti à la 59e, et Fernández (72e), puis Kaden Braithwaite prend la place de Dias (83e). City conclut à 93 % de passes réussies, contre 89 % pour l'AEK, avec 681 passes contre 387.

📊 Les chiffres d'une domination dans la surface

  • ⚽ Possession : City 64 % - AEK 36 %
  • 🎯 Tirs (cadrés) : City 17 (7) - AEK 11 (3)
  • 📈 xG : City 2,92 - AEK 0,77
  • 📍 Tirs dans la surface : City 13 - AEK 3

L'écart de xG dit l'essentiel : City a tiré plus souvent dans la surface (13 fois) que l'AEK au total (11 tirs), malgré une équipe remaniée.

Les voix du match

Maresca a salué le rendement d'un groupe tourné : « C'est la meilleure sensation pour un entraîneur : faire beaucoup de changements et voir que la performance reste bonne. » Sur Foden, il a ajouté : « Je le dis depuis le premier jour : je le considère comme l'un des meilleurs joueurs anglais. » Foden, lui, a reconnu avoir « encore du chemin à faire » mais aller « dans la bonne direction ». Côté AEK, Nikolić a admis : « Peut-être avons-nous montré trop de respect pour notre adversaire. »

🏆 Classement et suite

Avec ce succès, Manchester City occupe la 6e place de la phase de ligue avec 6 points (2 victoires, 1 défaite, différence de buts de +4), à trois longueurs du Paris Saint-Germain, leader avec 9 points et une différence de +9, et de Liverpool, aussi à 9 points. L'AEK Athènes est 27e avec 3 points et une différence de -5. City se déplace à Aston Villa le 24 octobre en championnat, l'AEK recevra le Real Madrid le 4 novembre.

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Maresca a-t-il eu raison de laisser Haaland sur le banc ?

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