Six victoires d'affilée. Et pourtant, José Mourinho ne parle pas d'aboutissement. Il parle de chantier.
Dimanche, le Real Madrid a dominé le Racing Santander (3-0) en Liga. Un sixième succès consécutif toutes compétitions confondues, une semaine après avoir battu le FC Barcelone (2-1) dans le Clasico. La dynamique est là. Le discours de l'entraîneur portugais, lui, reste mesuré.
« Nous progressons »
« Nous ne sommes pas encore à 100 %, mais nous progressons. En moins de 4 mois, c'est peu, mais nous avançons petit à petit. J'ai peu à peu compris des choses que je ne comprenais pas le premier jour. Puis les joueurs comprennent mieux ma personnalité en tant qu'entraîneur. Ils comprennent les choses qui, pour moi, ne sont pas négociables. » — José Mourinho
Le propos est révélateur. Mourinho présente la progression comme un apprentissage dans les deux sens : lui découvre son groupe, le groupe découvre ses exigences. Moins de quatre mois après son arrivée, il estime que ce socle commun se construit encore.
Les « non négociables »
La formule n'est pas anodine chez un entraîneur connu pour son exigence. Elle dit qu'une partie du travail ne porte pas sur la tactique, mais sur le comportement attendu de chacun. Les résultats récents suggèrent que le message passe.
La suite à Athènes
Le Real n'a pas le temps de savourer. Mercredi, il se déplace sur la pelouse de l'AEK Athènes en Ligue des champions, avec l'objectif de prolonger la série.
En Liga, le club madrilène reste au contact du haut du tableau. Mourinho, lui, ne mesure pas encore son équipe au classement. Il la mesure à ce qu'il reste à construire.









Le débat
Le Real de Mourinho a-t-il déjà trouvé son rythme de croisière ?
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