Le Nigeria est champion du monde des moins de 17 ans chez les filles.
Samedi soir, au complexe Mohammed VI de Rabat, les Flamingos ont battu le Japon 2-1 en finale de la Coupe du monde U17 féminine. C'est le premier titre du Nigeria dans la compétition, et la première fois qu'une sélection africaine la remporte.
Bashiru ouvre, Umejiaku double
Les Nigérianes ont attaqué d'entrée. Awawu Bashiru et Oluebube Umejiaku ont frôlé le poteau, puis Umejiaku a trouvé la barre de la tête sur un coup franc mal capté par la gardienne japonaise Kou Kadowaki.
L'ouverture du score est venue à la 39e minute. Bashiru a envoyé un ballon en cloche vers le but, Kadowaki semblait l'avoir, mais il lui a glissé entre les gants.
Deux minutes après la reprise, Umejiaku a doublé la mise. Lancée par une longue passe d'Esther Stephen, elle a contrôlé du pied gauche avant de lober la gardienne (47e).
Kadowaki a ensuite évité le 3-0 d'un arrêt du pied face à la même Umejiaku.
Le Japon y a cru jusqu'au bout
Les Japonaises sont revenues à la 80e minute. Sur corner, Anri Ito a remis de la tête devant le but, et Fuki Ito a repris de volée.
Le dernier quart d'heure a été tendu, mais le Nigeria a tenu jusqu'au coup de sifflet final, après cinq minutes de temps additionnel.
« Je me sens très heureuse. C'était très difficile pour nous, mais les consignes du staff nous ont aidées à garder la tête haute et à prendre chaque moment comme il venait », a confié Umejiaku.
Le sélectionneur japonais, Sadayoshi Shirai, a salué l'adversaire : « Le Nigeria était une équipe très forte. Il y a eu des moments où il a réussi à passer dans le dos de notre défense. Je pense que si nous avions marqué plus tôt, nous aurions eu plus de chances. »
Umejiaku, Ballon d'or du tournoi
Oluebube Umejiaku a reçu le Ballon d'or de la compétition, qui récompense la meilleure joueuse.
Son sacre couronne un parcours qui avait mal commencé. Le Nigeria avait perdu son premier match contre la Pologne (2-1). Il a ensuite enchaîné cinq victoires : Porto Rico (2-0), la Corée du Nord, tenante du titre (3-1), le Mexique en huitièmes (2-1), le Venezuela en quarts (1-0), puis le Brésil en demi-finales (3-1), avec un doublé de Bashiru.
L'entraîneur Akeem Busari a expliqué que le travail psychologique après cette défaite d'entrée avait changé l'attitude de son groupe.
Le football féminin africain tient là un titre mondial que personne sur le continent n'avait encore remporté dans cette catégorie. Reste à savoir combien de ces Flamingos le Nigeria retrouvera chez les Super Falcons dans quelques années.









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Ce titre peut-il lancer une génération dorée chez les Super Falcons ?