La Premier League, la Liga, la Serie A et la Bundesliga ont publié vendredi 25 septembre 2026 un communiqué commun réclamant une réforme de la gouvernance de la FIFA. Les quatre championnats demandent la création d'un organe permanent représentant fédérations nationales, ligues, clubs et joueurs, masculins comme féminins, qui serait pleinement informé des nouvelles initiatives et jouerait un rôle réel dans la prise de décision.
Les ligues exigent aussi que les décisions touchant au calendrier, à l'emploi, aux compétitions et aux actifs essentiels du football requièrent l'accord des groupes directement concernés. Elles demandent que toute proposition majeure de la FIFA s'appuie sur une justification définie, des données probantes et une évaluation indépendante publiées avant toute décision.
Une séparation des pouvoirs réclamée
Le texte réclame une séparation plus nette entre la fonction régulatrice de la FIFA et sa fonction commerciale. Les organes d'éthique, de supervision financière et de processus électoraux devraient disposer de nominations, budgets et compétences véritablement indépendants de l'administration et de la présidence. Les candidats à la présidence de la FIFA sont invités à souscrire à ces principes et, dans les cent premiers jours du prochain mandat, à convoquer une convention sur la gouvernance présidée par une personnalité indépendante, chargée de rendre un rapport public sous six mois.
Cette offensive fait suite à la révélation, selon 20 Minutes, d'un projet avorté de société commerciale baptisée FIFA Forward Enterprise, ouverte à des investisseurs privés, que les ligues qualifient dans leur communiqué comme l'un des plus graves abus de pouvoir de l'histoire de l'instance. Gianni Infantino aurait ensuite proposé, lundi 21 septembre selon la même source, une consultation des fédérations pour réformer la gouvernance.
La France en retrait
La Ligue de football professionnel n'a pas été associée à ce communiqué commun. Elle indique, selon RMC Sport, ne pas avoir été sollicitée, et renvoie à la position déjà prise par la Fédération française de football, qu'elle estime valoir également pour elle. Le 10 septembre 2026, la FFF avait retiré son soutien à la candidature de Gianni Infantino à sa réélection. Son président Philippe Diallo avait justifié ce choix par une confiance rompue, évoquant une décision prise à l'unanimité du Comex et s'inscrivant, selon lui, dans un mouvement plus large au sein de l'UEFA.
Selon 20 Minutes, l'UEFA, la Concacaf et l'AFC continueraient de réclamer le départ d'Infantino malgré le retrait du projet FFE, l'UEFA préparant une plainte pour gestion déloyale et cherchant un candidat à lui opposer. Gianni Infantino reste pour l'instant le seul candidat déclaré à l'élection présidentielle prévue le 18 mars 2027.
L'analyse FootReporter : ce communiqué commun marque un changement d'échelle. Ce n'est plus seulement une fédération nationale qui prend ses distances, ce sont les quatre plus grands championnats du monde qui posent des conditions institutionnelles précises à toute réélection. Le rapport de force autour de la présidence de la FIFA s'est déplacé du terrain des déclarations vers celui des exigences statutaires.









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