Le Vélodrome attendait une bataille. Il a eu un Classique longtemps fermé, puis dix minutes de folie. Le PSG s'impose 2-1 à Marseille, au terme d'un match où Paris a d'abord tâtonné avant de progressivement prendre le dessus, puis de frapper au moment où le scénario s'est emballé.
Une première période prudente
L'OM démarre avec davantage d'intensité. Paris cherche ses repères et les Marseillais tentent de se projeter rapidement à la récupération. Maupay se procure même une énorme occasion : servi dans la surface, l'attaquant manque sa reprise alors que la situation semblait idéale. Marseille réclame également un penalty sur une situation litigieuse, sans obtenir gain de cause.
Paris finit pourtant par installer son jeu. Vitinha et João Neves mettent progressivement la main sur le ballon, le PSG s'installe plus haut et les occasions commencent à arriver. Dembélé tente un lob qui passe au-dessus, tandis que Kvaratskhelia reste beaucoup plus discret. Paris domine territorialement, mais manque encore de tranchant dans les derniers mètres.
Le réveil parisien
Au retour des vestiaires, le réveil est plus net. Le PSG accélère, enchaîne les séquences dans le camp marseillais et multiplie les frappes. L'OM recule.
À la 59e minute, Luis Enrique lance Ferran Torres à la place de Kvaratskhelia. Sept minutes plus tard, l'Espagnol frappe encore : Doué, décalé sur le côté gauche, adresse un centre parfait au second poteau, et Torres surgit pour placer une tête imparable. 0-1.
Dix minutes de folie
Le Vélodrome réagit immédiatement : Angel Gomes égalise à la 72e minute. Mais Paris répond dans la foulée : sur un ballon repoussé après un centre de Nuno Mendes, Marquinhos suit parfaitement et redonne l'avantage au PSG.
Puis Timothy Weah voit rouge. Réduit à dix, Marseille doit abandonner une partie de ses ambitions. Luis Enrique renouvelle encore son secteur offensif avec les sorties de Dembélé puis de Doué, et Paris gère les dernières minutes.
Dembélé, Kvaratskhelia et Doué avaient commencé le Classique. Aucun des trois ne le termine. Torres, lui, entre et marque encore. Sa série devient un véritable élément du début de saison parisien : quatre buts en Ligue 1, après ses réalisations contre Rennes et Brest et son triplé en Ligue des champions.
Deux trajectoires opposées
Surtout, cette victoire replace Paris à la 6e place avec 8 points, à cinq longueurs du leader monégasque. Le PSG reste donc loin du rythme attendu d'un prétendant au sommet, mais vient d'enchaîner trois victoires toutes compétitions confondues.
Pour Marseille, la situation est autrement plus urgente : 17e avec seulement 3 points, l'OM vient de subir sa quatrième défaite en cinq journées.
Le Classique laisse ainsi deux chantiers très différents : Paris doit encore rendre sa domination plus constante et plus tranchante ; Marseille doit rapidement retrouver des résultats et de la solidité. Au milieu de ces interrogations, une certitude s'installe côté parisien : quand le match s'ouvre, Ferran Torres n'est jamais très loin.









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